J’ai avalé mon histoire comme j’ai mangé la tienne, Poète, Sculpteur ou Peintre d’éternité au présent… Quel repas, dis-tu, avons-nous partagé ? À quand, et avec qui , le prochain ? On verra... On lira ... | Marie-Thérèse PEYRIN - Janvier 2015
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ETATS DES YEUX | Mars 2024 | Ajustements d'images | LES HEURES PLEINES | Semaine 13 | Printemps

 

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où sont les comptines 

les jeux de ficelle

le chant des légendes

les vieux candélabres ?

dans les livres qui brûlent , dans les livres.

 

Mickaël GLÜCK, Impératif, p.170-171,

L'Atelier contemporain - Printemps été 2000 - Numéro 1

 

    Maintenant qu'il y a des visages mortuaires dans les cartes mémoires de mon portable... ( avant je n'aurais jamais osé... mais peut-on garder des cendres  dans un album de famille et y joindre des noms prénoms et légendes ? ), chaque photographie dans le monde présent des vivants  prend valeur de sursis et d'éphémère longuement scruté . Je n'ai plus d'appréhension à côtoyer les morts qui se multiplient autour de moi. Je me sens un devoir d'assistance...Ne riez pas ! Cela ne sert à rien mais ça a du sens.

    Je n'ai pas écrit ici depuis Janvier. J'aurais eu trop de choses à dire ou à taire. J'aurais eu l'impression de franchir des frontières interdites entre pudeur et besoin de décompression émotionnelle. Le deuil se porte à bout de patience et de regrets encombrants. Il faudrait presque une écriture spéciale pour traverser l'épreuve. Mais aucune de celles qui sont proposées dans les livres et dans les rituels religieux ne convient. Il faut pouvoir inventer quelque chose pour soi-même d'abord et savoir le partager quand c'est possible. Le silence est une voie d'attente que j'ai choisie sur ce thème précis : la mort des gens que j'aime.